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Heineken met fin à sa présence au Congo en cédant sa participation dans Bralima
information fournie par Reuters 10/04/2026 à 11:20

Le logo Heineken dans un supermarché de Sarajevo

Le logo Heineken dans un supermarché de Sarajevo

Heineken a annoncé vendredi la ‌vente de sa participation dans Bralima, sa filiale brassicole en République démocratique du ​Congo, le brasseur néerlandais mettant ainsi un terme à des décennies de détention directe sur un marché durement affecté par les conflits.

Le groupe a déclaré avoir cédé sa ​participation dans Brasseries, Limonaderies et Malteries (Bralima) à la société ELNA Holdings, basée à l’île Maurice, qui reprendra ​l'ensemble des opérations, notamment la production, la ⁠distribution et les effectifs. Les détails financiers de la transaction n'ont pas été ‌divulgués.

Fondée en 1923 par des investisseurs belges, Bralima était majoritairement détenue par Heineken depuis 1986.

Heineken conservera la propriété de ses marques et ​percevra des revenus via ‌des accords de licence de marque à long terme couvrant ⁠Heineken, Primus, Turbo King, Legend et Mutzig.

"Cette décision permet à l'entreprise de poursuivre ses activités selon un modèle ancré localement", a déclaré Guillaume Duverdier, président de la région ⁠Afrique-Moyen-Orient de Heineken, ‌dans un communiqué. "Elle reflète également notre évolution vers une approche plus ⁠légère en termes d'actifs sur certains marchés."

Cette cession intervient après une période particulièrement ‌agitée pour Heineken en République démocratique du Congo. En février 2025, ⁠la brasserie et les dépôts de Bralima dans la ville de ⁠Bukavu, dans l'est ‌du pays, ont fait l'objet de pillages massifs après le retrait des forces de ​sécurité congolaises face à l'avancée des rebelles ‌de l'AFC/M23.

En juin, Heineken a déclaré que des hommes armés avaient pris le contrôle de ses installations ​à Bukavu et à Goma, entraînant une perte de contrôle opérationnel.

En novembre, Heineken avait transféré sa brasserie de Bukavu à un autre acquéreur mauricien pour ⁠un euro, en conservant une option de rachat de trois ans en cas de stabilisation de la situation.

L'accord conclu vendredi porte sur les activités restantes — trois brasseries à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi employant environ 731 personnes — situées dans des zones non directement affectées par le conflit dans l'est du pays.

(Clément Bonnerot, version française Elena Smirnova, ​édité par Augustin Turpin)

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